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L’homme sportif et olympique en synergie avec l’histoire humaine

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I/ Les Sports dans le devenir des sociétés : Une de couverture à l'horizontale


II/ Les Sports dans le devenir des sociétés : Une de couverture à la verticale


III/ Quatrième de Couverture

(en attente)


V/ Note aux libraires

« Les Sports dans le devenir des sociétés » font le point sur la présence, l’absence et la signification des sports dans trois mille ans d’histoire humaine. Sur cette profonde base historique qui montre que l’histoire humaine et le sport ont partie liée, la suite de l’ouvrage décrit comment il y a, aujourd’hui encore, conjonction entre sport et devenir humain dans le passage des nations à la lmondialité.


VI/ Extrait de l'ouvrage : Le sport, la vie, la mort

VI. Le sport, la vie, la mort
On peut, certes, définir comme sacrée la relation entre vie et mort. Elle est une donnée fondamentale du religieux, mais aussi des sports. Si selon Bichat, « la vie est l’ensemble des forces qui résistent à la mort », pour certains sports singuliers, elle est plutôt l’ensemble des forces qui défient la mort. Le rapprochement entre bravoures guerrières et exploits sportifs est ancien, comme l’étude des sports grecs l’a montré. Mais dans les Jeux du Cirque romain, le défi renvoie aussi a des données encore plus anciennes : celles des affrontements entre les humains et les animaux. Dans une perspective religieuse, plus tardive, le témoignage pour sa foi peut conduire au martyre. En dehors de ces cas extrêmes, les domaines professionnels peuvent, eux aussi, comporter le sacrifice de sa vie. En étudiant ce qu’il nommait « la pulsion de mort », Freud rappelait la devise de la ligue hanséatique selon laquelle « naviguer est nécessaire ; et non vivre ! »
Le sacrifice de sa vie peut être envisagé par l’individu dans la perspective du simple défi à lui-même. Toute tentative de conjoindre ces contraires que sont la vie et la mort relève du sacré. Nombreux sont les sports qui se présentent dans la perspective de cette conjonction. Ils sont même plus nombreux aujourd’hui et les risques qu’ils entraînent sont plus grands.
Dans les aventures sportives classiques, ces risques sont déjà plus importants qu’on ne le pense. Paul Yonnet étudie les rapports de l’homme et de la montagne. La seule conquête de l’Everest avait déjà fait treize morts de 1921 à 1953, date où le sommet fut atteint.
On pouvait croire qu’ensuite cette mortalité allait diminuer ; ce fut le contraire. Après les difficultés des premiers parcours, il y eut toujours des alpinistes pour vouloir atteindre le sommet par des voies nouvelles de plus en plus difficiles jusqu’à ce que toutes aient été tentées puis réussies.
Le désir du risque n’a pas pour autant cessé. On voulut essayer les descentes : en ski, en parapente et finalement en snowboard, comme le Français, Marco Siffredi. Après avoir réussi une première descente, en 2001, il cherche un nouveau parcours et devient, l’été 2002, le cent-soixante-quinzième mort de l’Everest. (8)
Après l’engagement des spécialistes, c’est un véritable « extrême de masse » qui se développe. Entre 1953 et 1983, en trente années, 150 alpinistes ont atteint le sommet de l’Everest.
Or, aujourd’hui, ce chiffre de 150 peut être atteint sur seulement quatre jours du mois de mai 2001. Certes, les passages dangereux, aujourd’hui, sont équipés, comme celui de l’Ice Fall où périrent une vingtaine de personnes ! (9)
Paul Yonnet pense pouvoir généraliser : « Dans le phénomène sportif, phénomène du profane, hors du temple, réapparaissent du religieux, des sacralités : dans les liturgies identificatoires des sports spectacle où les communautés, d’ordinaire invisibles, prennent figure et se matérialisent ; dans l’assiduité aux rites qui précèdent la réapparition des marathoniens, skieurs et autres cyclistes, quand ils se rassemblent ; dans les voies sacrées du vertige himalayen, où les volontaires de l’extrême de masse parcourent le vaste cimetière sans croix des alpinistes morts en haute altitude qui ont ainsi échappé à la putréfaction des corps. L’exploration des limites est le mode par lequel des hommes tentent de reconstruire la mort, évanouie du quotidien, et perdue comme connaissance révélée.» (10)


VII/ Extrait de l'ouvrage : Religions, femmes et sports

VII. Religions, femmes et sports
On sait que dans les pays sous influence islamique, le corps humain est soumis à des réserves de visibilité, limitée chez l’homme mais très étendue chez la femme puisqu’elle peut concerner le corps entier. Dans ces conditions, le sport féminin ne peut qu’être à son tour limité. Comme le note Christian Bromberger : « Les seules spécialités auxquelles peuvent s’adonner les femmes sous le regard des hommes sont le tir, l’équitation, le canoë-kayak, l’alpinisme, le ski et les compétitions pour handicapés, toutes pratiques qui contrairement à l’athlétisme ou à la natation, s’accommodent tant bien que mal de la tenue islamique réglementaire des femmes aux sports. »
Nos pays ont cependant la mémoire courte. En effet lors des premiers jeux olympiques de 1896, le sport féminin est interdit - comme dans les Jeux olympiques grecs, disaient d’aucuns croyant se justifier.
P. de Coubertin est à ce moment on ne peut plus clair. Il déclare : “Une olympiade femme serait impratique, ininteressante, inesthétique et incorrecte ». p. 179. Pourtant, dès les seconds Jeux olympiques en 1900, les femmes sont présentes dans deux disciplines : le golf et le tennis. En 1912, les femmes, participent pour la première fois aux épreuves de natation. Elles le font en cachant soigneusement leurs cuisses sous de longs maillots.
Dès1921, la Française Alice Milliat fonde la Fédération des sociétés féminine sportives de France. Des Jeux mondiaux féminins sont même organisés, en 1922 à Paris et en 1926 à Göteborg en Suède. Le CIO, peu désireux qu’une organisation concurrente lui porte ombrage, admet en 1928 la participation des femmes dans des disciplines aussi fondamentales que l’athlétisme et la gymnastique”.
Le sport, elles en parlent, LUNES n° 1, Paris, 2000 – pp. 71 + 179


VIII/ Extrait de l'ouvrage : Sport et violences : un calendrier meurtrier 1964-2001

VIII.Sport et violences. Un calendrier meurtrier 1964-2001
1964, Pérou, Lima : but refusé, émeute, répression, panique aux portes : 320 morts.
1967, Turquie, Kayseri, but contesté : 40 morts, dont 27 à coups de couteau
1968, Argentine, Buenos-Aires : feu de joie, peur d’incendie, porte bloquée : 80 morts
1969, Zaïre, Bukavu, entrée d’une foule trop nombreuse, spectateurs piétinés, 27 morts
1969, Turquie, Kiri Khala : bagarres et coups de feu : 10 morts
1971, Grande-Bretagne, Glasgow, buts inattendus, spectateurs partis, revenant : 66 morts
1974, Égypte, Le Caire, poussée de la foule, effondrement, panique : 48 morts

1981, Colombie, effondrement de tribunes : 18 morts
1982, Colombie, Cali, projection d’urine, panique, déplacement de foule : 22 morts
1982, Russie, Moscou, ouvertures insuffisantes, incident, panique : une centaine de morts.
1985, Grande-Bretagne, Bradford, incendie, panique, portes bloquées : 56 morts.
1985, Belgique, Bruxelles, au Heysel, affrontements de supporters : 39 morts.
1988, Népal, Katmandou, bousculade lors d’un violent orage : plus de 100 morts.
1989, en Angleterre, à Sheffield, supporters forçant l’entrée d’un stade : 94 morts.

1990, Afrique, manifestation contre le président. L’armée tire dans la foule : 62 morts.
1991, Afrique du sud, Orkney, affrontements entre supporters : 40 morts.
1992, en France, à Bastia, effondrement d’une tribune provisoire : 15 morts.
1996, Guatemala, panique avant un match : 90 morts.
1999, Tunisie, match de foot, conflits : 21 morts.

2001, Congo, stade de la Kenya, conflits, intervention policière, panique : 10 morts.
2001, Ghana, Accra, panique : 100 morts.


IX/ « Les sports dans le devenir des sociétés. L’invention des jeux olympiques modernes par Pierre de Coubertin », dans Actes du colloque Pierre de Coubertin, Reims, 2005.

1/ Le microscope de la psychologie et le « macroscope » de l’histoire

2/ Naissance, renaissance puis déploiement planétaire des sports « institués »

3/ Coubertin : le défi éthique incompris avant les violences meurtrières extrêmes du XXe siècle

4/ Coubertin : l’anticipation des sociétés informationnelles mondiales

5/ Coubertin compris : les sports, non des faits « bruts » mais un enjeu permanent

6/ Sport, information, démocratie : une conjonction d’hier à demain ?

Compléments biblographiques de J. Demorgon

X/ « L’articulation des contraires et sa mise en jeu dans les sports : logiques sociales de l’exercice sportif » dans Actes du Congrès international de la Société française de psychologie du sport, Reims, 2005.

1/ L’exercice sportif : action et représentation

2/ Individus et collectifs, le lien social

3/ Égalité, inégalité : la compétition coopérative

4/ L’articulation des opposés : en jeu et spectacle

5/ Catharsis ou mimesis de la violence ?

6/ Corps omnisports médium mondial

7/ Exercice sportif et ouverture de la construction sociale

Bibliographie

XI/« La planète des sports en trois mondialisations », dans La Révolution prolétarienne

« Le rugby est partout !». En fait, le rugby ne concerne encore qu’une vingtaine de nations mais c’est une nouvelle frontière dans la mondialisation, un nouveau marché qui s’ouvre. La première mondialisation des sports est celle des compétitions qui s’étendent et sont retransmises sur la planète avec, au sommet, les Jeux Olympiques d’hiver et d’été.
Seconde mondialisation, celle des nouvelles pratiques sportives qui s'engagent dans une conquête généralisée de la nature partout et par tous : sur les reliefs, dans les vents, les vagues et les neiges.
Enfin, la troisième mondialisation réunit les compétitions exceptionnelles qui défient la nature à travers la conquête de la planète : terrestre, maritime, aérienne, et déjà astronautique.


1/ Un Rugby médiatique, marchand, mondial !

2/ Extension, spectacularisation, retransmission planétaires des compétitions sportives

3./ De la compétition exacerbée à la contre-culture sportive

4./ La conquête sportive de la nature partout et par tous

5./ La prolifération des nouvelles pratiques sportives

6./ Les NPS dans la mondialisation technologique, médiatique et commerciale

7./ La conquête sportive terrestre et maritime de la planète

Bibliographie

XII/ « Les sports et les Jeux olympiques dans le devenir des sociétés : des Grecs à la mondialisation olympique actuelle », dans Synergies Chine n° 4, 2009.

Introduction : Du microscope de la psychologie au « macroscope » de la géohistoire
Aujourd’hui, nombre de personnes et de groupes idéalisent les sports, tandis que d’autres les diabolisent. Selon les circonstances, une seule et même personne peut osciller entre ces deux positions. Le chercheur peut prendre son « microscope » pour étudier la complexité psychologique, « l’insociable sociabilité ». « Nature humaine et violence » est alors son thème. Mais le chercheur a une autre possibilité, trop peu utilisée, celle de la géohistoire du très long terme, mise en évidence par les « nouveaux historiens » comme Fernand Braudel (1). Pour faire comprendre que cette géohistoire globale est une méthode, le systémicien Joël de Rosnay (2) lui a donné un nom spécifique : le « macroscope ».
C’est ce macroscope de la géohistoire que nous allons utiliser pour étudier les conditions d’apparition et de disparition des « sports institués » pendant trois millénaires de l’aventure humaine. Cela nous permettra de comprendre autrement les sports et de situer les polémiques qu’ils engendrent de nos jours.

1/ Des Jeux olympiques grecs à la renaissance britannique des sports

2/ Renaissance de Jeux olympiques mondiaux et violences nationalistes du XXe siècle

3/ Religion, politique, économie, information : rien d’humain n’est étranger au sport

4/ Occident, Chine et Jeux olympiques : une longue histoire

5/ Mondialisation et triple planétarisation des sports

6/ Le sport, un match permanent entre opposés mis en jeu et en spectacle

7/ Le « corps omnisports », médium mondial

8/ Sports et constructions des sociétés : du local au planétaire

Bibliographie

XIII/ Photo de la Une de couverture de Communications n° 67 : « Le spectacle du sport » (photo en attente)



XIV/ « Le spectacle des sports, c’est bien plus qu’on ne pense : la sportivisation mondiale », dans Communications, n° 67 : Le spectacle du sport, B. Leconte et G. Vigarello (dir.), 2002.

I/ De l’olympisme grec à la chrétienté

II/ Genèse nationale marchande des sports et spectacles sportifs modernes

III/ La sportivisation mondiale

XV/ « Le Mondial dans le mondial », chapitre dans B. Leconte e.a., Sport et télévision, L’Harmattan, 2003.

Le “mondial ” dans le mondial -Sport, télévision et lien humain
Un coup d’oeil rétrospectif et un peu approfondi sur l’histoire nous conduit à nous interroger sur le rapport entre les types de société et le rôle joué par les sports et leur spectacle. Un certain nombre de données s’imposent. Par exemple, dans la société grecque, les sports semblent bien relever du religieux.
A l’opposé, la Chrétienté ne leur a pas été favorable, les tolérant à la marge. Avec la genèse des nations modernes et d’abord de la Grande Bretagne les sports et leur spectacle ont retrouvé une fonction importante. On le sait cette genèse de la modernité repose sur une nouvelle primauté, celle de l’économie et de l’information associées, contrôlant le religieux et le politique. Or cette genèse culturelle d’abord européenne puis américaine est aujourd’hui dans sa phase de mondialisation. Les sports et leurs spectacles prennent dès lors une importance nouvelle et considérable. Qu’est-ce qui se joue là ? Nous avons déjà cherché quelques éléments de réponse (1). Nous poursuivons ici ce travail à partir de l’expérience du Mondial de football mais aussi de quelques travaux que les uns et les autres mènent dans des perspectives qui nous paraissent proches des nôtres (2).

1/. Une télévision mondialisée

2/ langage “universel” du sport et lien mondial.

3/ l’intégration sportive-télévisuelle du national dans le mondial

4/. le ralliement des femmes

5/ Un nouveau lien humain mondial

Bibliographie

6/ “l’arrêt Bosman” Annexe.

Orientations bibliographiques complémentaires

Jacques Demorgon, écrivain - mentions légales - réal. o multimedia