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1/La mondialisation « anglaise » et la première Guerre mondiale

1/La mondialisation « anglaise » et la première Guerre mondiale
La mondialisation anglaise s’est produite entre 1870 et 1914. La dimension financière y tient une place exceptionnelle. En effet, « le stock de capitaux d’origine étrangère dans les pays en développement de l’époque s’est élevé progressivement de 8,6% à 32% de leur PIB » (Gréau, 2005 : 127). Elle concerne en réalité « l’humanité blanche », et surtout le Canada l’Australie, la Nouvelle Zélande. Sa réussite doit beaucoup au fait que ces pays sont « des extensions de la sphère anglo-saxonne ». Les capitaux extérieurs qu’ils attiraient finançaient « leurs infrastructures : chemins de fer, télégraphe, téléphone », tandis que leurs capitaux propres étaient au service du développement de leurs secteurs agricole et industriel. Cette première mondialisation a été en même temps « commerciale et financière ». L’Europe occidentale exporte « ses capitaux et ses ressources excédentaires vers des régions comparables par le peuplement et la culture ». En fait, cette première mondialisation soutient « le mouvement impérialiste » (Gréau, 2005 : 129-130) des nations les plus développées, en particulier européennes. Cet impérialisme se définit par les capacités de ces pays à poursuivre, en même temps, un développement économique et commercial et un effort d’armement pour soutenir militairement leur puissance coloniale. Cette exacerbation de puissance, en particulier celle de la Grande-Bretagne et de la France, va heurter les pays de la « Triple alliance » : Allemagne, Autriche, Italie. Doublement, car ceux-ci ont des intérêts différents mais aussi un régime politique différent d’ordre royal-impérial. En conservant cette base politique qui leur est propre, ils entendent faire la preuve d’une capacité de réussite économique égale voire supérieure à celle des nouvelles nations marchandes dont surtout la Grande-Bretagne et la France qui ont fait leur propre entente. Les violences extrêmes de la Première Guerre mondiale sont la conséquence d’une lutte à mort entre ces deux formes de sociétés radicalement opposées.

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Jacques Demorgon, écrivain - mentions légales - réal. o multimedia