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2/ Seconde mondialisation : 1929, seconde Guerre mondiale, États-Providence

2/ Seconde mondialisation : 1929, seconde Guerre mondiale, États-Providence
Jean Luc Gréau précise qu’à peine la Première Guerre mondiale terminée, « une deuxième vague de capitaux extérieurs se mit à affluer vers les pays en développement » (Gréau, 2005 : 130). Ils ne trouvaient pas à s’investir dans leur pays d’origine. La « deuxième révolution industrielle était là, matérialisée par les découvertes fondamentales du moteur à explosion et de l’électricité », mais les sociétés développées « restaient enlisées dans un modèle de consommation bourgeois et aristocratique » qui ne permettait pas le plein développement de leur économie. Les investisseurs pensèrent pouvoir placer leurs capitaux disponibles vers les pays en développement. Or, ces pays n’offraient pas les garanties nécessaires. Gréau (2005 : 133) le souligne : « Avec un système de prêts destinés à financer principalement des gouvernements budgétivores et mégalomaniaques, on ne s’étonnera pas que l’expérience ait pris fin, dans le sillage de la grande crise de 1929, par des défauts de paiements définitifs des deux tiers des pays endettés ». Bien que les économistes ne soient toujours pas d’accord sur l’ensemble des processus à l’œuvre dans la genèse de la crise de 1929, il est vrai que, dans les pays développés, faute de comprendre les événements, des politiques nationales incompétentes transformèrent une récession économique américaine en une dépression économique mondiale. Les difficultés économiques atteignirent alors tous les pays et réanimèrent les oppositions non résolues par la Première Guerre mondiale. Les anciens États royaux et impériaux de l’ancienne Triple alliance se caricaturèrent en dictatures nazie et fascistes et livrèrent une seconde guerre à mort aux nations marchandes « démocratiques ».
Après les violences extrêmes de cette seconde Guerre mondiale, une période tout à fait originale se mit en place. Elle a reçu des noms différents : l’Âge d’or aux Etats-Unis, les Trente glorieuses en France. Les pays industriels les plus développés vont accélérer leur développement. Celui-ci s’accompagne d’une formation d’épargne qui aurait pu de nouveau conduire les capitaux à migrer vers d’autres pays. Or, « différents facteurs jouèrent en défaveur d’une réouverture à grande échelle du système des prêts internationaux » (Gréau, 2005 : 133). D’abord, sous l’influence de l’idéologie marxiste-léniniste, les pays du tiers monde choisissent un développement autocentré. Ensuite, cela coïncide avec une autre donnée. L’épargne des pays riches trouvent maintenant à se réinvestir sur place. Enfin, le système monétaire de l’époque, dit de Bretton Woods « ne consiste pas seulement à lier les monnaies entre elles d’une manière fixe et ajustable mais aussi à exercer sur les pays commerçants une contrainte telle qu’ils étaient tenus d’équilibrer leurs échanges de marchandise. Il leur était quasiment interdit de dépenser durablement plus que la valeur de ce qu’ils produisaient. Cette règle de bonne ménagère, appliquée aux échanges internationaux, avait aussi pour conséquence imparable de limiter l’épargne disponible » (Gréau, 2005 : 134).

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Jacques Demorgon, écrivain - mentions légales - réal. o multimedia