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4/ La mondialisation américaine et la cascade de crises latines et asiatiques

4/ La mondialisation américaine et la cascade de crises latines et asiatiques
Selon Paul Krugman, Prix Nobel d’économie 2008, bien des économistes considèrent que dorénavant « le cycle économique n’est plus un sujet important ». Mieux vaut porter son attention sur les progrès techniques et la croissance à long terme. On est, on le voit, dans la suprématie d’une économie de « l’offre ». Mais, Krugman le souligne : « En attendant, à court terme, le monde titube d’une crise à l’autre, toutes ces crises posant de façon insistante la question du maintien d’une « demande » suffisante. » Le Japon le fait « à partir du début des années 1990, le Mexique dès 1995, la Thaïlande, la Malaisie, l’Indonésie et la Corée du sud en 1997, l’Argentine en 2002, et presque tout le monde en 2008 ». Krugman (2009 : 193) ajoute : « les réponses politiques traditionnelles semblent ne pas avoir le moindre effet. » En dépit des apports keynésiens dans ce domaine, on ne sait toujours pas vraiment « comment créer suffisamment de demande pour utiliser à plein la capacité de l’économie ».
Regardons de plus la genèse singulière du « Krach asiatique ». Les tigres asiatiques ont alors un développement autonome. Leur croissance économique produit chez eux des bénéfices et les capitaux se réinvestissent sur place. Il n’y a aucun besoin de capitaux étrangers. Mais comme les tigres renforcent encore leur économie, grâce à leurs exportations, les Etats-Unis importateurs posent qu’en contrepartie, ces pays, doivent laisser les capitaux américains s’investir chez eux. La demande est d’autant plus vive qu’alors, au début des années 90, les taux d’intérêt restent plutôt bas dans les pays développés. Les pays asiatiques acceptent au-delà de toute nécessité. Les investissements étrangers passèrent de « 42 milliards de dollars en 1990 à 256 milliards en 1997 ». La plus grande part fut placée en Asie du sud-est où cette pléthore de crédit entraina des bulles spéculatives, immobilière et financière qui, quand elles explosèrent, mirent tous ces pays en crise.

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Jacques Demorgon, écrivain - mentions légales - réal. o multimedia