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Conclusion

Conclusion
Les deux comptines ou la gloire de l’interprétation
On a chanté la comptine : « Un deux trois, nous irons au bois ». Le bois, c’est le bois humain : de nous, des autres et des autres (Carpentier e.a., 2007 : 168). Nous avons tant de choses à vivre, à ressentir, à penser. À condition d’avoir des tiers pour nous réunir quand nous sommes séparés, pour nous comprendre quand nous sommes étrangers, pour nous empêcher de nous entredétruire.
La comptine joyeuse qui déploie les humains : « Un, deux, trois, nous irons au bois » cache la comptine tragique qui dit le contraire : « Trois, deux, un, nous n’en ferons rien ». Quand deux s’entendent pour dominer le troisième, voire le détruire, ils se retrouvent face à face. Chacun peut, alors, vouloir dominer, réduire, voire détruire l’autre.
L’alliance nous fait passer du trois au deux mais elle se défait du deux à l’un. Ce « un », sur le moment triomphant, finit par se diviser, mais, en attendant, que de tragédies vécues !
Mieux vaudrait prendre le temps de composer nos oppositions dans l’esprit de la comptine : « Un, deux, trois, nous irons au bois » (Demorgon, 2010b). Or, constatons-le, sur ce chemin, il y a des fonctions exceptionnelles que nous ne traitons pas avec la gloire qu’elles méritent. Parmi elles, la traduction et l’interprétation.

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Jacques Demorgon, écrivain - mentions légales - réal. o multimedia