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8/ Etats-Unis : acculturation, melting-pot, multiculturalisme, Post-colonial Studies

8/ Etats-Unis : acculturation, melting-pot, multiculturalisme, Post-colonial Studies.Auparavant, l’imaginaire américain produisit le fameux « melting pot », titre d’une pièce de théâtre à grand succès de 1917. Il s’agissait d’une sorte de transculturalisme « blanc ». Il faudra des sacrifices comme celui de Martin Luther King pour que l’intégration des noirs progresse, et qu’avec aussi l’accroissement des hispaniques, s’imposent perspective multiculturelle et multiculturalisme. Nathan Glazer (1998) évoque une recherche longitudinale sur un échantillon de la presse américaine. Le terme « multiculturalisme », absent jusqu’en 1988, apparaît une centaine de fois en 1990, déjà 600 fois en 1991, et 1500 fois en 1994. Conjointement, du fait du succès des théories de la communication, notamment de celles de l’Ecole de Palo Alto, on allait voir apparaître la « communication interculturelle ». Celle-ci, entraina des recherches concernant la nécessité d’apprentissages pour surmonter les difficultés de communication. C’est ainsi qu’elle en vain à se constituer en idéal de communication réalisable. Cette idéalisation permet de mieux comprendre les positions développées dans le cadre des Post-colonial Studies, dont les chercheurs sont généralement hostiles à la position des problèmes sous le vocable « interculturel ». Comme Guillebaud (2008) le souligne : ces auteurs récusent « les expressions courantes – même bien intentionnées – qui se fondent sur le préfixe inter (interculturel, interreligieux, interdisciplinaire, international)… Chaque composante de cet « inter » n’est pas transformée par la relation avec l’autre, ou de façon superficielle… Les identités acceptent de se rapprocher mais chacun reste ce qu’il est. » Pour les chercheurs des Post-colonial Studies, « le préfixe « trans » suggère au contraire l’idée d’une fécondation réciproque, d’une altérité consentie, d’une émergence nouvelle. A ce titre, les études post-coloniales sont bien à ranger dans la luxuriante pensée du « trans » (gender, querr, transnational ou Afro-American) particulièrement dynamiques dans les universités américaines. En déplaçant les frontières, ladite pensée privilégie l’hybridation, la traduction, la transculturation. Les identités qu’elle promeut sont composites, c’est à dire double, triple ou quadruple. » Guillebaud cite le raccourci éclairant d’Anne Berger (2006) : « L’important dans les Asian-American studies (ou les Afro-Americans sudies), c’est le trait d’union qui relie Asian à American, tout en signalant une différence qui travaille l’Amérique de l’intérieur. »

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Jacques Demorgon, écrivain - mentions légales - réal. o multimedia